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21 juin 2011, Réunion ADLE - Session extraordinaire sur la Grèce avec Mme Dora Bakoyannis

A l'initiative de Guy Verhofstadt, le groupe ADLE a reçu au Parlement européen Dora Bakoyannis, ancienne Ministre des affaires étrangères et Maire d'Athènes. L'Alliance démocratique a laquelle elle appartient a été, créée à la suite de divergences sur les réformes économiques et budgétaires à mener pour faire face à la crise grecque. La présentation de Madame Dora Bakoyannis lors de la réunion de groupe extraordinaire du 21 Juin 2011 s'est révélée très intéressante ; nous avons pu apprécier le discours d'une femme dynamique et décidée à faire évoluer la situation en Grèce. La discussion s'est notamment tournée vers le document "l'Eurozone et la Grèce", qui a étoffé la vision du groupe ALDE quant à la situation en Grèce. J'émets cependant quelques doutes quant à l'idée d'un parti d'opposition, qui semble compromettre un accord politique interne au pays.


Contexte:

• Vraie rupture entre le peuple et les dirigeants politiques

• Opposition des Grecs à la fois face à la position de Samaras et celle de Papandreou, d'où la nécessité d'une 3ème voie.

• Le plan proposé est le premier qui ne s'attache pas seulement à réduire la dette mais ajoute un programme d'investissement (40% de chômage chez les jeunes en Grèce)

• Constat d'un manque d'action et de vision stratégique en Grèce, ainsi que dans toute la zone euro. Le projet politique de l'euro doit pousser les dirigeants à sauver la Grèce.

 


Grandes lignes du programme:

Le programme du parti peut être scindé en deux principaux points :


Réduction des dépenses : Réduire la dette et le déficit au plus vite.

- Accent mis sur la réduction immédiate des dépenses publiques, plus que sur l'augmentation de l'impôt.

- Diminution de plus de 3 milliards des pensions;

- Allègement des impôts sur les entreprises de 37% (Alors que le gouvernement propose 48%)

- Prévision d'un retour à la normale en Grèce d'ici 3 ans.

 


Volet d'investissement pour relancer l'économie

- Crédit communautaire de la BEI pour les investissements privés

- Attribution de 25% des privatisations prévues à des crédits d'investissement européens.


Moyens :

Consolidation plus stricte avec comme objectif : 2/3 pour les dépenses et 1/3 pour les recettes.


Accent sur la croissance économique :

- Augmentation de l'investissement privé : 25% des privatisations pourraient être placées dans un fond pour la croissance et l'investissement

- Nécessité de fonds du budget de l'Union.

- Proposition du taux d'intérêt à 3.5%

- Les détenteurs d'obligations doivent faire plus d'efforts : Plusieurs possibilités sont envisageables : contraintes ? Echange d'obligations avec un fonds de stabilité ?


• Privatisation dans la transparence ; de manière compréhensible par le citoyen.


• Garanties en matière d'emploi (soutien de l'Union)


• Capitalisation des intérêts pendant quelques années (taux d'intérêt trop haut)


• Suppression de la spéculation (toujours les mêmes actionnaires concernés)


Besoins :

En plus des 18 milliards, il faudrait 12 milliards pour amorcer le mouvement d'investissement nécessaire.


Plusieurs questions ont par la suite été posées :


Sur les dirigeants européens

Les dirigeants politiques européens se contredisent actuellement sans cesse sur la question. Il faut donc des positions claires et fermes.


Sur une possible cessation de paiements.

La Grèce remboursera ses dettes ; c'est une question de responsabilité et de politique.


Sur le vote cet après-midi en Grèce

En tant que parti d'opposition, elle votera contre Papandreou.


Les problèmes structurels

Mme Bakoyannis s'est montrée positive quant aux problèmes structurels grecs. Son expérience en tant que maire d'Athènes lors des Jeux Olympiques s'est révélée intéressante et a montré toutes les possibilités d'action lorsque celles-ci sont accompagnées d'une forte volonté politique. Il est donc nécessaire de mettre en place un bon programme économique avec le soutien de l'Union Européenne. Cependant, les syndicats les plus conservateurs avancent aujourd'hui vers une position erronée et surtout dangereuse pour l'avenir du pays.

 

 

Greece and the eurozone. A comprehensive Plan. 21 June 2011

Last week, the Standard's and Poor rating agency lowered the ranking of Greed bonds from B to CCC. This is the latest after a series of signal from the markets that they are almost giving up on Greece. It is also clear that we are heading towards a worst case scenario, not only for Greece but also for the entire eurozone. If the markets perceive that Europe is retreating from its support and solidarity for one country, then they will target the newt one.

The current approach concerning Greece that was adopted by our European leaders is running behind the facts. It is too soft, far too limited and modest to convince the markets that the euro crisis is under control, let alone that it has been overcome. in order to be genuinely convincing, a radically different package is required: a comprehensive, coherent strategy, an all-embracing approach, which goes to the root of the matter. This is necessary in order to solve the Greek problem, to stop the contamination within the eurzone and to keep the euro as such out of the danger zone.

A new, deep-rooted strategy is needed. This strategy should be based on reforms and austerity, but also, in order to prevent a collapse of the economy, on investments and growth. An effort from all involved parties is necessary.


(1) From the Greek side more fundamental and radical reforms such as: - A bolder, faster and more realistic fiscal consolidation programme based mainly on reducing government expenditure that would decrease the accumulation of public debt and positively surprise the markets.

- A long term institutional reform programme aimed at dealing with corruption and clientele-type political practices, with technical assistance from the relevant EU services and agencies.

On the other hand, we must give Greece new incentives for economic growth. We consider and investment plan like the "Hercules Plan" with the following elements:

- Reduction of the tax burden on business to promote growth.

- Reallocation of resources from the European budget and/or from the EIB. An EU investment package shall aim to reanimate the Greek national economy, stimulate economic growth and reduce public debt to GDP ratio. This package should amount to 30 billion Euros, of which 10 billion Euros could already be taken from the funding period 2014-2020. Co-financing could be exceptionally dropped or covered by revolving funds.

- Guarantees from the EU and the EIB for new private investments in Greece

- Part of the privatisation program (for example 25%) should be attributed to a fund for investments.

-The privatisation programme also has to be redesigned so that it does not end up with too rapid sales of greed public assets, which are going to hurt both the country and the lending nations (they will receive less return on their loans). This can best be achieved if the sales- especially of real estate property- are given more time (e.g 7 instead of 5 years), and the revenues are contractually divided between the Greek state (for the investment fund mentioned above) and the lending nations.


(2) From the side of the eurzone we must do an effort as well. Today the eurzone is strangling Greece by imposing an unnecessary high interest on the given loans. Therefore we should lower the interest to the level of the IMF (lending at 3.5%) rather than the rate imposed by the EU Member States of 5%.


(3) Efforts are also needed from the bondholders. there are basically two options: accept that on their Greek bonds the maturity will be extended, or, and this may be a better option, accept to exchange the current bond package for a smaller package of secure AAA European bonds or EFSF bonds.


The combination of reforms, investments and efforts from the bondholders and the eurozone countries is essential to save Greece and to appease the markets towards the eurzone. However, this is only going to work of:

- There is a political consensus in Greece to follow this strategy. Political parties must stop their political games. Without a real cross-party consensus, no further international effort will be made.

- The leaders of the European Union must stop creating confusion concerning the future of Greece in the eurzone. The European Union should be united as well and must back this necessary deep-rooted strategy for Greece and the entire eurozone.


Furthermore, the EU must stick its commitment to reinforce the Growth and Stability Pact. This requires coherence between public political statements and legislation. The current Economic Governance Package being negotiated offers the Council the possibility of ensuring greater automaticity through the use of Reverse Qualified Majority Voting as proposed by the European Parliament, and supported by the ECB.

The reinforcement of the Stability and Growth Pact is essential if we are to prevent the reoccurrence of situations such as the one that led to the current crisis in Greece.

 
 

Agenda

6 juin 2012, Natixis, participation à une conférence dédiée à la relation entre les banques centrales et les institutions européennes.

 

Plus de détails; Tout l’agenda.

Correspondants locaux

ADLE/ALDE



MoDem

Du nouveau

Nouvel obs 16 mai, 2012, Nouvel Obs, "Hollande - Merkel : pourquoi la France n'est pas en position de force en Europe" Vingt-septième contribution de Sylvie Goulard. Mieux comprendre les différences de vision françaises et allemande permettre une meilleure coopération entre Hollande et Merkel pour définir le projet européen et mener les réformes nécessaires. Lire.

 

Le Monde15 mai 2012, Ouest France, "Tourner la page de Merkozy", interview de Sylvie Goulard. Lire.

 

BFM 9 mai 2012, BFM Business, Sylvie Goulard est l'invitée de Stéphane Soumier sur Good Morning Business. Voir.

 

Le Monde10 mai 2012, Le Monde, "Urgente démocratisation des institutions", tribune de Sylvie Goulard qui montre que l'Europe, enceinte d'une Union politique, hésite entre le "déni de grossesse" et la "délivrance". Elle remet les efforts de François Hollande dans une perspective européenne. Lire.

 

La Croix 7 mai 2012, Debating Europe, Have the French and Greek elections broken the consensus for austerity ?, jeu de questions (internautes)/réponses(Sylvie Goulard) sur la gouvernance économique de la zone euro. Lire en anglais.

 

La Croix 7 mai 2012, Le Pélerin, "M. le Président, restaurez l’esprit européen", message de Sylvie Goulard adressé au nouveau président de la République qui doit "restaurer un bon esprit" européen à Bruxelles. Lire.

 

4 mai 2012, L’Europe, le « post-it » sur le frigo ? Réflexions de Sylvie Goulard suite au débat présidentiel du 3 mai. Lire.

 

4 mai 2012, IPSI (Istituto per gli studi di politica internazionale), "Sarkozy, Hollande and the end of "Merkozy". Lire en anglais.

 

Libération 3 mai 2012, Libération, "La Force de la France, c'est son ouverture". Tribune de Sylvie Goulard en réponse à certains discours de campagne qui privilégient les intérêts de court terme sur la tradition européenne et universelle qui a fait la grandeur de notre pays. Lire.

 

La Croix

3 mai 2012, La Croix, "Le couple italo-allemand peut-il remplacer le couple franco-allemand en Europe ?" Interview de Sylvie Goulard qui observe une forte convergence d'Angela Merkel et de Mario Monti en matière de gouvernance économique européenne. Lire.

 

3 maggio 2012, La Francia (e l'Europa) che verrã

Francia diretta Domenica prossima gli elettori francesi si recheranno alle urne per decidere se continuare ad affidare la presidenza a Nicolas Sarkozy o incaricare il candidato socialista François Hollande. Suite.

 

Nouvel obs 30 avril, Nouvel Obs, "Nicolas Sarkozy ou l'escroquerie des frontières", Vingt-sixième contribution de Sylvie Goulard qui souligne le danger de la vision étroite et nationaliste de Nicolas Sarkozy dans une époque mondiale, laquelle nécessite des réponses européennes et mondiales aux problèmes transfrontaliers. Lire.

 

Nouvel obs 24 avril, Nouvel Obs, "Sarkozy ou Hollande peuvent-ils réconcilier les Français avec l'Europe ?" Vingt-cinquième contribution de Sylvie Goulard qui expose la tâche urgente du prochain Président de la République : assainir les finances publiques, restaurer la compétitivité nationale tout en permettant à l'Europe de renouer avec ses objectifs initiaux de prospérité, d'emploi et de bien être des populations. Lire.

 

16 avril, Das Parlament, Interview de Sylvie Goulard sur les élections présidentielles. Lire en allemand.

 

Financial times 19 avril, Financial Times, "France must set aside the spirit of Asterix." Article de Sylvie Goulard. Lire.

 

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