Mi-mandat : session constitutive du Parlement européen
L'étape de mi-mandat de la législature 2009-2014 a été l'occasion, pour le Parlement européen, de renouveler ses organes dirigeants.
Présidence du Parlement européen
Le Polonais Jerzy Buzek, (PPE c'est-à-dire le groupe dans lequel siège l'UMP) a cédé la place à l'Allemand Martin Schulz, ancien président du groupe S&D (dans lequel siège le PS), avec l’appui du groupe libéral et démocrate.
Cette tradition des soutiens croisés intrigue souvent les Français habitués à une démocratie de confrontation. Il est important de comprendre qu’au Parlement européen, il n’existe pas, le soir des élections, de majorité définie pour toute la mandature. Le travail des rapporteurs et des groupes politiques consiste à bâtir des majorités au cas par cas, dossier par dossier. C’est une démarche plus longue, parfois tortueuse mais qui assure aussi un plus grand dialogue entre les familles politiques et une coopération plus poussée, au service de l’intérêt général. Sur beaucoup de sujets techniques, il n’est pas certain que les partages idéologiques correspondent à grand-chose. Et quand il s’agit de choisir celui qui va représenter toute l’assemblée, un minimum de consensus ne nuit pas. Pour ma part, je préfère cette conception de la démocratie que les systèmes où un parti ayant remporté 51 % des voix rafle tous les postes, pour toute la durée du mandat.
Martin Schulz a été élu au 1er tour avec 387 voix devant la britannique Diana Wallis (faisant partie de l'ADLE mais qui se présentait sans le soutien du groupe) avec 141 voix et le conservateur britannique Deva Nirj (ECR) avec 142 voix.
Il a fallu trois tours pour élire les vice-présidents suivants :
Gianni Pittella (S&D, IT) 319 voix
Miguel Angel Martínez Martínez (S&D, ES) 295 voix
Anni Podimata (S&D, Grèce) 281 voix
Alejo Vidal-Quadras (PPE, Espagne) 269 voix
Georgios Papastamkos (PPE, Grèce) 248 voix
Roberta Angelilli (PPE, Italie) 246 voix
Othmar Karas (PPE, Autriche) 244 voix
Edward McMillan-Scott (ADLE, Royaume-Uni) 239 voix
Isabelle Durant (Verts/ALE, Belgique) 238 voix
Alexander Alvaro (ADLE, Allemagne) 235 voix
Rainer Wieland (PPE, Allemagne) 230 voix
Oldřich Vlasák (ECR, Rép. tchèque) 223 voix
Jacek Protasiewicz (PPE, Pologne) 206 voix
László Surján (PPE, Hongrie) 188 voix
Le nombre de voix de préférence détermine l'ordre protocolaire mais également la distribution des compétences respectives.
Enfin, les parlementaires ont élu, également en trois tours, les questeurs, chargés de la gestion du Parlement.
Ont été élus :
Astrid Lulling (PPE, Luxembourg) 273 voix
Jim Higgins (PPE, Irlande) 254 voix
Lidia Geringer de Oedenberg (S & D, Pologne) 235 voix
Bogusław Liberadzki (S & D, Pologne) 216 voix
Jiří Maštálka (GUE / NGL, Rép. tchèque) 207 voix
La désignation des Présidents de groupes politiques a également eu lieu. Les Présidents pour la seconde partie de législature seront :
- Joseph DAUL (FR), président du groupe du Parti Populaire Européen (PPE);
- Hannes SWOBODA (AT), président du groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D);
- Guy VERHOFSTADT (BE), président du groupe de l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe (ADLE);
- Rebecca HARMS (DE) et Daniel COHN-BENDIT (FR), coprésidents des Verts/Alliance Libre Européenne (Verts/ALE);
- Martin CALLANAN (UK), président du groupe des Conservateurs et Réformateurs européens (ECR);
- Lothar BISKY (DE), président du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique;
- Francesco Enrico SPERONI (IT) et Nigel Farage (UK), présidents du groupe Europe Libertés Démocratie (ELD).
Je me réjouis que Guy Verhofstadt, le Président du groupe ALDE soit reconduit. Il porte haut nos couleurs.
16 mai, 2012, Nouvel Obs,"Hollande - Merkel : pourquoi la France n'est pas en position de force en Europe" Vingt-septième contribution de Sylvie Goulard. Mieux comprendre les différences de vision françaises et allemande permettre une meilleure coopération entre Hollande et Merkel pour définir le projet européen et mener les réformes nécessaires. Lire.
15 mai 2012, Ouest France,"Tourner la page de Merkozy", interview de Sylvie Goulard. Lire.
9 mai 2012, BFM Business, Sylvie Goulard est l'invitée de Stéphane Soumier sur Good Morning Business. Voir.
10 mai 2012, Le Monde,"Urgente démocratisation des institutions", tribune de Sylvie Goulard qui montre que l'Europe, enceinte d'une Union politique, hésite entre le "déni de grossesse" et la "délivrance". Elle remet les efforts de François Hollande dans une perspective européenne. Lire.
7 mai 2012, Debating Europe, Have the French and Greek elections broken the consensus for austerity ?, jeu de questions (internautes)/réponses(Sylvie Goulard) sur la gouvernance économique de la zone euro. Lire en anglais.
7 mai 2012, Le Pélerin,"M. le Président, restaurez l’esprit européen", message de Sylvie Goulard adressé au nouveau président de la République qui doit "restaurer un bon esprit" européen à Bruxelles. Lire.
4 mai 2012, L’Europe, le « post-it » sur le frigo ? Réflexions de Sylvie Goulard suite au débat présidentiel du 3 mai. Lire.
4 mai 2012, IPSI (Istituto per gli studi di politica internazionale), "Sarkozy, Hollande and the end of "Merkozy". Lire en anglais.
3 mai 2012, Libération,"La Force de la France, c'est son ouverture". Tribune de Sylvie Goulard en réponse à certains discours de campagne qui privilégient les intérêts de court terme sur la tradition européenne et universelle qui a fait la grandeur de notre pays. Lire.
3 mai 2012, La Croix,"Le couple italo-allemand peut-il remplacer le couple franco-allemand en Europe ?" Interview de Sylvie Goulard qui observe une forte convergence d'Angela Merkel et de Mario Monti en matière de gouvernance économique européenne. Lire.
3 maggio 2012, La Francia (e l'Europa) che verrã
Domenica prossima gli elettori francesi si recheranno alle urne per decidere se continuare ad affidare la presidenza a Nicolas Sarkozy o incaricare il candidato socialista François Hollande. Suite.
30 avril, Nouvel Obs,"Nicolas Sarkozy ou l'escroquerie des frontières", Vingt-sixième contribution de Sylvie Goulard qui souligne le danger de la vision étroite et nationaliste de Nicolas Sarkozy dans une époque mondiale, laquelle nécessite des réponses européennes et mondiales aux problèmes transfrontaliers. Lire.
24 avril, Nouvel Obs,"Sarkozy ou Hollande peuvent-ils réconcilier les Français avec l'Europe ?" Vingt-cinquième contribution de Sylvie Goulard qui expose la tâche urgente du prochain Président de la République : assainir les finances publiques, restaurer la compétitivité nationale tout en permettant à l'Europe de renouer avec ses objectifs initiaux de prospérité, d'emploi et de bien être des populations. Lire.
16 avril, Das Parlament, Interview de Sylvie Goulard sur les élections présidentielles. Lire en allemand.
19 avril, Financial Times, "France must set aside the spirit of Asterix." Article de Sylvie Goulard. Lire.